La mer, notre plan d'eau

Une des caractéristique de la mer est d'évoluer sans cesse.
Votre itinéraire de sortie vous le prévoirez puis vous le modifierez en fonction de votre forme physique, de votre matériel, de la météo...
Le vent est l'un des éléments essentiels à prendre en considération : il vaut mieux partir contre le vent et revenir avec ; il serait dangereux de prévoir le contraire...
On doit se méfier d'un vent de terre qui peut vous pousser au large : ne sortez pas ou longez les côtes dans ce cas. La mer est un milieu particulier et c'est seulement en naviguant que l'on peut appréhender certaines choses...
Si le responsable de permanence a autorisé une sortie, cela ne vous empêche pas de décider de ne pas la faire ou de rentrer ; à un moment ou un autre, prenez une décision. En tant que "capitaine du navire" personne ne peut vous imposer de prendre un risque que vous ne voulez pas prendre.
En cas de graves difficultés, ce sera à vous de prendre les bonnes décisions :  Rentrer ?  Rejoindre l'abri le plus proche ? Jeter l'ancre ? Demander de l'aide ? Lancer un appel de détresse ? Vous serez aidé par la connaissance du plan d'eau, acquise peu à peu.
Apprenez déjà à visualiser les grands points de repère, les abris les plus sûrs et les limites de zone de navigation.

Ne vous battez pas contre la Mer

Le principal problème du rameur en mer est sa tendance à contracter le haut du corps, bras et mains ; en conséquences, les pelles ne peuvent pas assurer la stabilité pendant le coup d'aviron, le moindre mouvement de l'eau est transmis intégralement au corps du rameur, ce qui aggrave le problème de stabilité. Il faut apprendre à travailler avec les vagues et à décontracter au maximum les bras et le haut du corps.
Si le bateau est pris dans une série de vagues venant de l'arrière, et a tendance à enfourner, calmez le jeu en stabilisant le bateau avec les pelles en plumant.

Augmenter la fréquence des coups d'aviron

Arrêtez vos mains à 10cm de la poitrine sur la fin du coup ; cela vous donnera plus de place pour baisser vos mains et facilitera le dégagé dans les vagues.

Les danger du vent

La baie de Marseille est exposée à deux vents dominants présentant des risques différents :

  • Le mistral

Le vent le plus fréquent, généralement N.N.W.
Par mistral, la dérive du bateau peut le précipiter vers les rochers surtout en cas d'immobilisation (avarie,etc.). On pourra en cas de danger jeter l'ancre. On prendra soin de rester á distance des obstacles sous le vent. Près des côtes, la houle se transforme en vagues. Alors que la houle n'entraîne qu'un mouvement essentiellement vertical,une vague peu rapidement déporter un bateau. On évitera de s'approcher des plages.
Par forte houle, votre embarcation peut se remplir d'eau au passage d'une déferlante. Il faut vider le bateau, soit en ramant, système autovideur, soit avec l'écope. La présence d'eau dans le bateau, en dehors des logements des cales de pieds, crée une situation d'instabilité, carène liquide.

  • Le vent de terre

Le deuxième vent le plus fréquent après le Mistral est le Sud Est, variantes : S.S.E, E.S.E, E.
Près des côtes, le vent de terre ne fait pas de houle... il peut être trompeur. Plusieurs bateaux sont tombés ou ont failli tomber dans ce piège. Il reste possible, et même agréable, de ramer par vent de terre, modéré... mais en suivant "scrupuleusement" les côtes.
ATTENTION: Par temps de SUD-EST à la hauteur des Goudes un couloir de vent très violent se forme entre deux collines.
Et si malgré ces conseils vous vous faîtes piéger, aillez le réflexe "CAP CONTRE LE VENT". Ainsi vous dériverez moins et vous pourrez utiliser vos deux rames pour remonter le vent.

Route pour aller du point A au point B:

1 D'habitude...  2 Par vent de terre

PAR VENT DE TERRE, JE MODIFIE MES HABITUDES